L'ARMURERIE TRAVERSE LA CRISE LA FLEUR AU FUSIL
Les armes c'est une passion dans la famille ADRIAN. grâce
à Grégory, c'est désormais un métier.
Le jeune homme, originaire de Pont à Mousson, a posé
ses valises en début de semaine dans l'armurerie
de Michel FLEURY à Condren."Preuve en est qu'en
cette période de crise, tout ne va pas mal. Il y
a encore des entreprises qui recrutent, même à
Chauny et ses environs", se félicite Antonio
Terra, directeur de la maison de l'emploi et de la formation
du pays chaunois qui a activement participé à
la venue de ce jeune dans l'Aisne, notamment pour les aides
à la mobilité. " Toutefois, cela doit
être une déformation professionnelle : il dégaine
plus vite que son ombre. Quand nous l'avons contacté
pour l'aider à se loger, il avait déjà
réglé le problème!"
Diplômé de l'école d'armuriers de ST
ETIENNE en Juin dernier, Grégory Adrian a travaillé
quelques mois dans une armurerie, puis a connu les affres
du chômage. " La passion des armes, c'est venu
de la famille où il y a beaucoup de chasseurs, j'ai
toujours vu des armes en étant petit et cela m'intriguait.
Quand j'étais au collège, j'ai fait un stage
de "découverte professionnelle" dans une
armurerie, ce que j'ai vu de ce métier m'a plu et
c'est devenu une vraie passion dont j'ai envie de vivre".

Un métier de passionnés.
C'est par un ancien camarade de promotion qu'il a appris
que Michel FLEURY recherchait un armurier. " Il y a
un petit moment que je pensais à embaucher un deuxième
armurier pour faire face à la demande. Le premier
est là depuis 8 ans, il est au top mais avec le jeu
des congés, il ne peut pas être là en
permanence. J'ai décidé d'embaucher un autre
armurier en CDI, il y a un mois, et tout s'est fait rapidement",
raconte le professionnel installé depuis une trentaine
d'années, assez satisfait d'avoir porté son
choix sur Grégory Adrian. " L'armurerie c'est
un métier de passionnés et visiblement il
l'est. Le travail est assez vaste entre la réparation
et l'entretien des armes mais j'ai déjà pu
constater qu'il a de la suite dans les idées et un
certain savoir-faire".
Le savoir faire justement, Michel FLEURY estime qu'on ne
l'apprend pas sur les bancs de l'école. Aussi a-t-il
prévenu sa nouvelle recrue, âgée de
18 ans, qu'il lui faudra quatre ou cinq ans avant d'être
un vrai professionnel". Le jeune homme titulaire d'un
BEP des métiers de la productique et de la maintenance
informatisée qui lui a donné accès
au CAP d'Armurier, en est bien conscient et affirme qu'il
tiendra compte de touts les conseils qu'on lui donnera.
" J'ai encore beaucoup à apprendre, je n'en
suis qu'au début de ma vie professionnelle".
Des exemples comme celui-là, Antonio Terra aimerait
en avoir plus à faire valoir
Lucie Lefebvre.

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